See you on the rooftop !

La deuxième étape de mon voyage en terre africaine m’a fait m’arrêter à Louxor, anciennement Thebes, lorsque l’histoire habillait les bâtiments d’or. L’hôtel que j’avais réservé m’avait, dans un premier temps, laissé perplexe par son nom. Mais j’ai bien fait de ne pas suivre mon instinct, le « Bob Marley Peace Boomerang Hotel » étant un endroit génial. Pour oublier le harcèlement constant de la rue, rien de tel qu’une petite bière à la fin de la journée à faire les rencontres qu’elle ne nous offre pas. Comme je devais m’y attendre, cet endroit est un repaire de backpacker, dont les chemins se croisent le temps d’une ou deux soirées. Première observation, il y a une grande différence culturelle entre les asiatiques, qui préfèrent rester dans leurs coins profitant du wifi, et les occidentaux qui partagent plus de temps ensemble. C’est ainsi que je me suis retrouvé entre un vieil allemand égyptologue, un couple d’espagnols survoltés, un allemand blasé et un hollandais discret. Chacun racontent des anecdotes et histoires de leurs multiples voyages. J’écoute avec attention celles de David, le hollandais, arrivant d’Afrique du Sud. Et il a de bons filons, qu’il a pu me donner les jours suivants. J’apprends aussi par ce biais que mon itinéraire n’est pas très original et que de nombreuses personnes l’ont emprunté avant moi. Ce n’est pas forcément le type de rencontre auquelles je m’attendais, mais elles sont tout aussi agréables que les autres. Et tout aussi éphémères. Ces personnes ont beaucoup de choses à m’apprendre. Malgré la brièveté des rencontres, elles sont fortes et permette aussi de faire grossir mon carnet d’adresse, si mon chemin passe un jour par celui où sont basés ces électrons libres périodiques. Et qui sait? Peut-être vais-je les retrouvé durant d’autres étapes de mon périple. Je repars d’ailleurs en direction d’Assouan avec le couple d’espagnols.

Mon séjour c’est malgré tout terminé sur une très triste nouvelle. Un ami à moi, lui aussi voyageur a continué son chemin hors de notre petite terre. Un accident de scooter à Bali l’y a contraint. Je pense fort à toi Louis, on se retrouvera dans quelques années.