Et au loin, il y a l’océan 

Et au loin, il y a l’océan 

Après notre super escale à Moshi, il est temps de nous diriger vers la station de bus. Nous partons pour Tanga, une petite ville au bord de l’océan indien, au nord de Dar Es Salaam. Nous attendons notre bus pendant plus d’une heure et demie avant de pouvoir embarquer. Durant le trajet, nous observons les paysages changer. À l’approche de l’océan, la végétation devient plus luxuriante, les palmiers sont de plus en plus nombreux et la végétation beaucoup plus verte. Nous sommes tout excités et nous réjouissons d’arriver à destination : ce sera la toute première fois que nous verrons l’océan indien. Après quelques arrêt et un changement de pneu, notre bus arrive à Tanga. Nous cherchons notre hôtel qui s’avère être un magnifique bâtiment colonial, certes aujourd’hui plutôt décrépi, mais à quelques pas de l’océan. Les plafonds, hauts de plus de 3 mètres, les pièces immenses, les moulures et les boiseries nous plongent dans la période coloniale, ou rien n’était trop beau ou trop grand pour les colons. Mais le peu d’entretien de cette bâtisse, sûrement faute de moyens, la transforme en ombre d’un passé encore bien présent dans cette ville qui fut utilisée or les allemands comme capitale de leur « Afrique Orientale ».

Le lendemain, nous décidons d’aller nous promener dans la ville. Contrairement à ce à quoi nous nous attendions, il s’agit plutôt d’un grand village dans lequel de nombreuses petites échoppes se font face. L’ambiance des rues est très agréable, très tranquille en fait. Bien que ce ne soit pas une ville très touristique, nous ne sommes que très peu sollicités par les marchands et de nombreuses personnes nous saluent. Beaucoup de gens se déplacent à vélos ce qui donne à la ville un air de station balnéaire.

Nous sommes aussi frappé par l’architecture de la ville. Tel un patchwork, il est possible de voir, dans la même rue, un temple hindou, une école coranique et un dispensaire chrétien. De nombreux bâtiments coloniaux tombant en ruinent bordent les avenues, entourés de petites baraques en tôle construites récemment. Cette diversité se retrouve aussi au sein des habitants. De nombreux indiens vivent ici, certaines femmes portent le voile, d’autre non, des hommes portent le bonnet musulman, alors que des croix et des chapelets sont accrochés au rétroviseur de la voiture de certains. Tout le monde se salue, se respecte. Aucune animosité n’est palpable, le tolérance et le respect semblant être la norme ici.

Après notre promenade citadine et un repas bien mérité, nous allons marcher sur les rives de l’océan. Après avoir traversé un marche au poisson, simplement constitué de tables en bois sur lesquelles reposait la pêche du jour, nous arrivons au bord de l’eau. Les petits bateaux de pêcheurs dansent au gré des vagues dans cet océan bleu profond parsemé de déchets. Nous trouvons un banc de fortune sur lequel nous nous asseyons et contemplons le paysage. Le moment est magique et très émouvant.

Nous repartons en direction de notre hôtel, des images plein la tête et le coeur confiant. Cette belle expérience à Tanga touche à sa fin. La sérénité et le calme que nous y avons trouvés nous aideront sûrement à affronter notre prochaine destination dont on nous a déjà beaucoup parlée : Dar es Salaam!

Écrit par Alex’